Overblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je suis une Maman de 46 ans, j ai trois filles de 23,19,19. Mais voilà, ma vie c'est arrêtée le 15/04/06. Estelle une de mes filles a eu un accident de voiture et se trouve en état neuro végétatif. Les familles concernées par un cas similaires sont invitées à me contacter ou à laiser leur témoignage sur le site de l association http://www.association-estelle.net Deux ans et demi après Estelle est en conscience minimale

Publicité

Article paru sur l humanité

Coma :

le long parcours

Quels sont les soins apportés aux personnes dans le coma ?

Les réponses du docteur Philippe Azouvi, du service de rééducation neurologique de l’hôpital de Garches.

Coma, le courage de renaître. France 5,

Comment définiriez-vous le coma ?

Philippe Azouvi. C’est la perte de la conscience et de la vie relationnelle avec l’environnement, à la suite d’une lésion dans le cerveau. Cet état peut être provoqué soit par un accident, un traumatisme crânien, soit par une anoxie du cerveau, un arrêt cardiaque par exemple, ou bien une intoxication aiguë. Il y a plusieurs degrés de comas : dans les comas légers, quand on stimule un peu le patient, qu’on le pince, il ouvre un peu les yeux, il se réveille un petit peu. Et puis il y a des comas très profonds, où les patients ne réagissent plus du tout. En quoi consiste la prise en charge d’une personne dans le coma ? Philippe Azouvi. Ce qu’on sait faire et qui est important, c’est de maintenir ses fonctions vitales pour éviter le décès de la personne. Assurer la respiration, la liberté des voies aériennes, la nutrition, l’hydratation, maintenir la peau en bon état.

 Ensuite, on attend que la personne se réveille, si elle se réveille. Mais il n’existe aucune technique prouvée aujourd’hui pour réveiller les gens dans le coma. Il y a des techniques pratiquées dans certains centres, où l’on essaye de stimuler les gens par différents canaux sensoriels. Mais ça n’a pas apporté la preuve de son efficacité pour l’instant. Comment se passe le réveil des patients ? Philippe Azouvi. Ça dépend de la gravité des lésions. Parfois après un traumatisme crânien, il s’agit de lésions des axones, la substance blanche, qui fait que le cortex cérébral n’est plus activé. Petit à petit, la conduction peut reprendre, des synapses se refaire : un certain nombre de fonctions cérébrales reprennent, plus ou moins progressivement, plus ou moins vite, suivant le patient et la gravité des lésions : un coma peut durer quelques minutes ou quelques heures, comme il peut durer beaucoup plus longtemps. Encore une fois, cela dépend de la cause et de la gravité des lésions. Pour ce qui concerne les traumatisés crâniens graves, il y a environ 35 % de mortalité dans la phase aiguë. Pour les autres, la grande majorité sort du coma. Moins de 5 % restent dans le coma ou dans ce qu’on appelle un état végétatif de façon définitive. En quoi consiste alors la rééducation ? Philippe Azouvi. Dans un premier temps, comme je l’ai dit, il s’agit de maintenir le patient en attendant qu’il se réveille. Ensuite, une fois que les gens reprennent connaissance, on essaye de les stimuler un peu, d’entrer en communication avec eux, d’établir un code, au début par le regard, par des petits mouvements de la main. Il faut aussi leur redonner des repères dans le temps et dans l’espace, parce qu’en général ils sont souvent confus et désorientés, ils ne savent pas où ils sont, ils ont perdu la notion du temps. Il faut aussi leur réapprendre à manger, à avaler. Ensuite c’est la rééducation classique, une fois que les gens sont vraiment réveillés : l’équilibre, la marche, le contrôle des sphincters et de l’alimentation, les fonctions intellectuelles... Le principal enjeu sur le long terme, c’est d’ailleurs les séquelles intellectuelles. Dans les cas les plus légers, ces facultés peuvent se récupérer complètement : en ce qui concerne les comas traumatiques, on compte environ 30 à 40 % de bonne récupération, autant de séquelles modérées, et autant de séquelles sévères. Pour l’ensemble de cette rééducation, nous travaillons en étroite collaboration avec les familles qui ont un rôle très important. Un an ou deux ans après, on a aussi des services de suivi externe pour aider les patients à se réinsérer, à trouver un travail. Pour ceux qui conservent des séquelles intellectuelles, des troubles de mémoire, des troubles attentionnels, une lenteur, c’est souvent difficile de reprendre une vie civile normale.

Anne Roy Article paru dans l'édition du 21 juin 2003.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
bonjour,Betty<br /> merci bcp pour ton message c'est vraiment tres sympa<br /> je viens de te mettre 10<br /> Qu'est qu'il t'arrive de si grave?<br /> Vue ce que je lis sur ton message,si tu as besoin de soutien moral au autre suis là,je suis handicapé,donc je connais tres bien le monde medical etc...<br /> @mitiés<br /> ange cycy
Répondre