Des pompiers interviennent le 1er février 2006 après un carambolage entre Lille et Dunkerque sur l'autoroute A25
AFP/Archives - Philippe Huguen
Le chiffre officiel de 2005 a été de 4.990 tués, mais on comptait avant le 1er janvier 2006 les morts dans une période de 6 jours après l'accident. Depuis cette date, ce sont les décès à trente jours qui sont pris en compte dans un souci d'harmonisation européenne et, selon cette donnée, il y a eu 5.318 tués en 2005.
Sur les 11 premiers mois de l'année, on dénombre 4.200 morts contre 4.858 en 2005, soit une baisse de 13,5%. Il faudrait donc que le mois de décembre soit vraiment extrêmement meurtrier pour dépasser la barre des 5.000 victimes. A titre d'exemple, en décembre 2005, il y a eu 460 décès.
"On peut espérer avec une très forte probabilité que nous serons effectivement" sous ce seuil, a déclaré Dominique Perben, ministre des Transports chargé de la sécurité routière, en présentant ces résultats à la presse jeudi.
Depuis le début 2006, le nombre des accidents est en baisse de 4,9%, celui des blessés est à moins 2,9%, mais celui des blessés hospitalisés plus de 24 heures affiche une hausse de 6,6%, selon le bilan provisoire de l'Observatoire national interministériel de sécurité routière.
Pour le seul mois de novembre, il y a eu 386 personnes tuées contre 413 en novembre 2005, soit 27 décès de moins. Le nombre des accidents est cependant en hausse de 2,1% (7.560 contre 7.406) ce qui se traduit par une augmentation de 5,3% du nombre des blessés (9.724, contre 9.235). Cependant, les blessés hospitalisés plus de 24 heures ne croissent pour leur part que de 0,5% (3.633, contre 3.616).
M. Perben a jugé "satisfaisante" cette nouvelle baisse, relevant qu'"au total depuis 2002, 9.000 vies ont été sauvées et 100.000 blessés épargnés". Il a toutefois qualifié de "préoccupante" la "petite hausse" des blessés et appelé "chacun à redoubler de prudence sur les routes", à l'approche de la période hivernale et des fêtes de fin d'année.
Le nombre de tués sur les routes en novembre a baissé, a annoncé Dominique Perben. Durée: 1mn00
AFP TV -
Cécile Petit, déléguée interministérielle à la sécurité routière, a elle aussi exprimé sa satisfaction. "Globalement, les résultats vont dans le bon sens: on continue la baisse, qui est notamment significative en matière de personnes tuées ce qui est essentiel. Donc je suis relativement confiante à ce jour", a-t-elle dit.
Le ministre a également relevé "une diminution de la vitesse moyenne pratiquée". Or, de l'avis de nombreux experts, vitesse et accidents sont fortement corrélés.
S'appuyant sur les données de l'observatoire des vitesses, M. Perben a fait état d'une baisse moyenne de 1,2% des vitesses au cours des huit premiers mois de 2006 par rapport à la même période en 2005. Selon cet organisme, la proportion des grands excès de vitesse (40 km/h au-dessus de la vitesse autorisée) a repris à la baisse après une stagnation fin 2005-début 2006.
"Il y a un changement de vision dans la sécurité routière et un changement de manière de conduire", a affirmé le ministre qui a, dans le même temps, "confirmé" la "poursuite de la politique du gouvernement en matière de contrôle des vitesses".