Je suis une Maman de 46 ans, j ai trois filles de 23,19,19. Mais voilà, ma vie c'est arrêtée le 15/04/06. Estelle une de mes filles a eu un accident de voiture et se trouve en état neuro végétatif. Les familles concernées par un cas similaires sont invitées à me contacter ou à laiser leur témoignage sur le site de l association http://www.association-estelle.net Deux ans et demi après Estelle est en conscience minimale
ar Philip Pullella
CITE DU VATICAN (Reuters) - Tranchant un débat qui fait rage depuis plusieurs années au sein des établissements de soins catholiques, le Vatican a jugé qu'il était moralement condamnable de cesser de nourrir et d'hydrater les patients en état végétatif. Dans un document approuvé par le pape Benoît XVI, la Congrégation pour la doctrine de la foi estime que l'alimentation et l'hydratation artificielles constituent "un moyen ordinaire et proportionné de maintien de la vie", qui ne doit être interrompu sous aucun prétexte par respect pour la dignité des patients. Ce texte devrait relancer le débat, notamment dans les établissements de soins catholiques encore nombreux dans certains pays, sur la question de savoir jusqu'où les médecins peuvent aller dans l'utilisation des techniques médicales modernes pour maintenir la vie. Il réaffirme la position énoncée par Jean Paul II en 2004 à l'occasion de la vive polémique suscitée aux Etats-Unis par le cas de Terry Schiavo, une Américaine dans le coma depuis 15 ans, dont le cerveau avait subi des dommages irréversibles. Une bataille judiciaire avait opposé son mari qui souhaitait qu'elle puisse mourir dans la dignité et ses parents qui demandaient à qu'elle soit maintenue en vie. Son alimentation artificielle a été arrêtée et elle est morte en 2005. "L'administration de nourriture et d'eau, même par des voies artificielle, est en règle générale un moyen ordinaire et proportionné de maintien de la vie", peut-on lire dans le document d'une page, qui précise qu'"on évite de la sorte les souffrances et la mort dues à l'inanition et à la déshydratation". SOINS NORMAUX OU ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE ? Même les personnes en "état végétatif permanent", dont les médecins sont certains qu'ils ne reprendront jamais conscience, doivent continuer à recevoir une assistance artificielle par respect pour "leur dignité humaine fondamentale". L'Eglise catholique est opposée à l'euthanasie mais elle établit une distinction entre les soins normaux et l'acharnement thérapeutique, c'est-à-dire des moyens extraordinaire et disproportionnés qui peuvent provoquer des souffrances. Dans ce dernier cas, elle conçoit que les traitements puissent être arrêtés si la famille le demande. Un débat s'est cependant développé aux Etats-Unis dans les commissions de bioéthique des établissements hospitaliers catholiques sur ce qui sépare soins normal et extraordinaire. Certains spécialistes de bioéthique américains ont contesté la position de Jean Paul II, en soulignant qu'elle allait à l'encontre de la doctrine l'Eglise et qu'elle était trop vague. D'autres ont fait valoir que le souverain pontife était à l'époque très affaibli et proche de la mort et pouvait donc avoir été sous l'influence de certains de ses conseillers. La conférence épiscopale des Etats-Unis a demandé des éclaircissements au Vatican, conduisant la Congrégation pour la doctrine de la foi à publier vendredi ce document. Dans une interview accordée à Radio Vatican, le sous-secrétaire de la Congrégation, le père Joseph Augustine di Noia, a affirmé que personne n'était en droit de décider de la vie des autres. "La vie est un cadeau de Dieu et l'Eglise a toujours enseigné que c'était un cadeau qui ne pouvait être soumis à la résolution et à la décision de quiconque - y compris le malade lui-même". L'Association médicale catholique a pris ses distances avec le texte publié par le Vatican et conseillé au personnel hospitalier de continuer à alimenter et hydrater les malades mais seulement aussi longtemps que les bénéfices de ces soins seraient supérieurs aux inconvénients. |